Nadine MICHEL-PORCHER, Magalie VIEL et Stéphanie REINE-LEVESQUE. Notaries - BERNAY CEDEX

French news

17/02/2021 Habitat indigne et permis de louer Find out more
Institué pour lutter contre l’habitat indigne, le permis de louer est aujourd’hui en vigueur dans une centaine de communes et fait de plus en plus l’objet de délibérations au sein des mairies et des intercommunalités.

Les logements indignes présentent des risques pour la santé ou la sécurité de leurs occupants. Ils sont parfois à l’origine de drame tels que l'effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille le 5 novembre 2018, entraînant la mort de huit personnes.

Le permis de louer a été introduit par la Loi ALUR du 24 mars 2014. Le décret d’application de cette mesure donne la possibilité aux communes ou intercommunalités d’identifier des zones (quartiers ou résidences) comportant une proportion importante d'habitats dégradés et d’imposer sur ces territoires une autorisation préalable à la location. Celle-ci est délivrée après que la collectivité se soit assurée de la salubrité du logement. Dans le cas contraire, le bailleur a l’interdiction de louer son bien.

Le défaut de permis de louer peut être sanctionné par le préfet jusqu'à 5 000 €, voire 15 000 € en cas de récidive. Le préfet de l’Essonne a récemment prononcé une amende de 15 000 € à l’encontre d’un propriétaire qui persistait à louer son logement au sein de la copropriété Grigny 2 malgré l’interdiction qui lui en avait été faite.

Avant de mettre son bien sur le marché, il est donc indispensable de se renseigner en mairie.

Le permis de louer s’applique aux locations à usage de résidence principale, vides ou meublées, au moment de la mise en location ou de la relocation du logement à un nouveau locataire. L’autorisation doit être jointe au bail. La reconduction et le renouvellement de location avec le même locataire ne sont pas concernés, tout comme les locations touristiques qui sont soumises à d'autres formalités.

Selon les collectivités, la demande d’autorisation préalable peut être gratuite ou payante. Les collectivités disposent d’un délai maximal d'un mois pour répondre aux demandes de permis de louer, à défaut de réponse, il est réputé accordé.

Consulter le formulaire de demande

 

16/02/2021 Quand l’assurance-vie est réintégrée à la succession Find out more
En principe, le contrat d’assurance-vie n’entre pas dans la succession du défunt. Sauf exceptions…

Gare aux PrImes manIfestement exagérées !

Les primes sont considérées comme manifestement exagérées lorsqu’elles sont disproportionnées par rapport à la situation patrimoniale et familiale du souscripteur.

Exemples :

  • Les primes versées par Gérard, âgé de 89 ans, et dont le montant absorbe la quasi-totalité de sa pension de retraite, ont été jugées exagérées. Elles sont réintégrées à sa succession.
  • Les primes versées par Joseph, qui perçoit une retraite modeste mais est titulaire d’un patrimoine conséquent, n’ont pas été jugées manifestement exagérées.

Gare à la souscrIptIon tardIve d’un contrat d’assurance-vIe !

Le contrat d’assurance-vie repose sur l’existence d’un aléa. Si tel n’est pas le cas, il peut être requalifié et réintégré dans la succession.

Exemple :

Michel, hospitalisé, souscrit un contrat d’assurance-vie au bénéfice de sa seconde épouse peu de temps avant son décès. Les juges ont estimé que l’objectif était de contourner les règles successorales.

16/02/2021 Crise sanitaire : quelle protection pour votre épargne ? Find out more
En cette période de crise sanitaire, la crainte d'une crise économique majeure dans les mois et années à venir habite de nombreux foyers. Christophe Ellès, directeur adjoint de l'Union notariale et financière (UNOFI) revient sur les notions clés à connaitre sur la protection de l'épargne.

En cas de crise financière majeure, l’épargne est-elle protégée ?

Depuis la crise financière de 2008, le dispositif de prévention et de gestion des crises bancaires a été renforcé. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) veille à préserver la stabilité du système financier et protéger les clients.

Les banques et les compagnies d’assurance doivent respecter des règles prudentielles contraignantes axées sur leur gouvernance, le renforcement de leurs fonds propres, leur solvabilité et leur liquidité. Et dans les crises financières qui ont suivi, elles ont fait preuve de résilience.

En cas de faillite d’une banque ou d’une compagnie d’assurance française, peu probable dans ce contexte de supervision renforcée, des dispositifs d’indemnisation des épargnants sont prévus.

Quels sont les plafonds garantis pour les comptes bancaires et les contrats d’assurance-vie en cas de faillite d’un établissement ?

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) couvre, dans la limite globale de 100 000 € par personne et par établissement, les comptes courants, à terme, l’épargne logement… Garantis par l’état, les livrets réglementés (livret A, LDDS, LEP) bénéficient d’une autre enveloppe cumulative de 100 000 €.

Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) prévoit un montant d’indemnisation de 70 000 € pour les contrats d’assurance-vie et de capitalisation, par assuré et par établissement (plafond relevé à 90 000 € pour les rentes d’incapacité et d’invalidité ou d’assurance décès).

Un conseil aux épargnants ?

Diversifier les établissements et surtout les supports d’investissement ! Avec des taux historiquement bas, le triptyque « sécurité, liquidité et performance » n’est plus d’actualité. Les livrets bancaires et les fonds en euro de certains contrats d’assurance-vie, garantis en capital, ont un rendement inférieur à l’inflation.

Si c’est peu gênant pour l’épargne de précaution à court terme, il faut en revanche, pour mieux valoriser ses placements à moyen et long termes, accepter une dose de risque en diversifiant les supports (immobiliers, obligations, actions…) avec une allocation adaptée à sa capacité à subir des pertes et à son horizon d’investissement.

16/02/2021 Famille recomposée, comment bien vous organiser ? Find out more
Lorsqu’un nouveau couple se forme, certaines dispositions doivent être prises pour construire un avenir commun tout en sécurisant les enfants issus d’unions précédentes.

Pacs ou mariage ?

  • Le mariage, plus formel, offre une meilleure protection du survivant grâce à la pension de réversion et du plus faible avec la prestation compensatoire.
  • Le Pacs doit être accompagné d’un testament pour donner au survivant le statut d’héritier.

Prévoir un contrat de mariage

Si vous vous remariez et que vous avez chacun des enfants, le régime de séparation de biens peut être plus adapté car :

  • il cloisonne les patrimoines ;
  • il évite les conflits entre les enfants et le beau-parent en cas de décès.

Attention ! Le choix du régime matrimonial résulte d’une analyse complète de sa situation familiale et patrimoniale.

Adopter l'enfant de l’époux

  • Cette démarche permet de donner aux enfants du conjoint les mêmes droits qu’à ses propres enfants. Cela consolide juridiquement la relation humaine qui s’est tissée au fil des années entre le beau-parent et l’enfant.
  • Il s’agit d’une adoption simple et non plénière. La filiation est établie avec l’adoptant mais l’enfant conserve également ses liens juridiques avec sa famille biologique. Il peut hériter des deux familles.

Attention ! C’est un acte irrévocable. Il perdure même en cas de divorce.

Donner ensemble à tous ses enfants

La loi permet de procéder à une seule donation-partage au profit de tous ses enfants, issus ou non de l’union.

Attention ! Cet acte est irrévocable. En cas de séparation, les enfants du conjoint partent avec la part des biens communs données.

16/02/2021 Combien donner à ses petits-enfants sans payer d’impôt ? Find out more
Les grands-parents peuvent désormais profiter de trois dispositifs différents, qui peuvent être cumulés, pour faire des donations à leurs petits-enfants.

Le don manuel de sommes d’argent de 31 865 €

  • Un grand-parent peut effectuer un don manuel de sommes d’argent d’un montant de 31 875 €, exonéré d’impôt (article 757 du Code général des impôts).
  • Le bénéficiaire du don (ou son représentant légal) doit déclarer le montant reçu au centre des impôts via le formulaire n°2735.

Le don « Sarkozy » sous condition d’âge de 31 865 €

  • Depuis 2007, un grand-parent peut effectuer un autre don de 31 865 € en exonération d’impôt (article 790 G du Code général des impôts) à condition qu’il soit âgé de moins de 80 ans et que le petit-enfant soit majeur.

La donation de 100 000 € sous condition d’usage

  • Un grand-parent peut désormais aussi donner 100 000 € à son petit-enfant, sans payer d’impôt, à condition que ce dernier utilise cette somme pour la construction de sa résidence principale ou pour réaliser des travaux d’économie d’énergie dans sa résidence principale.
  • Attention, le plafond de 100 000 € s’entend pour l’ensemble des donations effectuées par les grands-parents.

À savoir

  • Les trois abattements sont cumulables.
  • Les deux abattements de 31 875 € se reconstituent tous les quinze ans.
  • L’abattement de 100 000 € ne s’appliquera que jusqu’au 30 juin 2021.

Simulator

Guides

Buying property Guide

Buying property is often akin ti clearing an obstacle course.What precautions should I take?

Selling property Guide

What documents should I provide?As soon I reach an agreement with the buyer, I give the notary documents pertaining to my personal situation...

Estate settlement

One of your relatives has just died.Who inherits? In what proportion? At what cost? You notary is at your service to help you and assist you in any formalities required to seettle the estate...

Practice Areas of the Notaire

Role and Practice Areas of the Notary